Toutes les traditions, à travers les siècles et les mondes, ont dit peu ou prou la même chose :

La divinité est en nous, laissons-la éclore !

Ci-dessous un florilège...







« "Je Suis" le "Moi" qui siège au cœur de toutes les créatures »
(Bhagavad Gîta X-20)

« Je suis logé dans le cœur de tous »
(Bhagavad Gîta XV-15)








Nous ne voyons pas les choses telles qu'elles sont, nous voyons les choses telles que nous sommes.
Anaïs Nin







Les quatre mahāvākyas, les "grandes paroles" ou "déclarations fondamentales" de l'hindouisme, résument les Upanishads ainsi :

Tat tvam asi : Tu es Cela. (Chāndogya Upanishad, VI.8.7)

Prajnānam Brahma : La conscience est le Brahman. (Aitareya Upanishad, V.3)

Aham Brahma asmi : Je suis le Brahman. (Brihadāranyaka Upanishad, I.4.10)

Ayam ātmā Brahma : Cet atmân est le Brahman. (Māndûkya Upanishad, II)

L'âtman est la conscience individuelle dont le moi pensant n'est qu'une manifestation éphémère.
Le brahman est la totalité, l'Absolu transcendant et immanent, le principe ultime qui est sans commencement et sans fin.










Ramana Maharshi disait que "penser n'est pas la véritable nature de l'Homme..."

En effet, une fois l'Ego et le Corps de Douleur identifiés, une fois le processus de pensée automatique dominé,
il reste... l'Etre,
le plus plein et le plus pur !...














Deux voies peuvent être suivies dans la vie...
« Les hindous connaissent bien cela : ils disent Nivritti marga et Pravritti marga.
Praritti marga, c'est la voie où l'on croit à la réalité du monde et du "moi" où l'on cherche la satisfaction de ce "moi" dans tout ce qui peut l'accroître, l'intensifier, faire vibrer ses sens.
Nivritti marga, c'est celle par où l'on marche, si lentement soit-il, vers la dissolution du "moi", la cessation de la soif d'être en tant qu'individualité qui est la cause donnant naissance à des "moi" successifs. C'est la route de la paix, de la sérénité.
De même qu'après avoir été agité par la tempête, l'océan, peu à peu se calme, les vagues se font de moins en moins hautes, de moins en moins violentes et la mer d'huile se rétablit. De même, aussi, dans l'esprit qui a été agité et tumultueux, la vanité de tous désirs et de tous les objets de désir se révèle et cette compréhension met un terme à l'ouragan intérieur... »


Extrait de "La lampe de sagesse"
d'Alexandra David-Néel












L'idée fondamentale, commune à tous les enseignements spirituels, c'est que l'être humain, en tant qu'être humain, porte en lui la potentialité d'une immense transformation.
Le vrai destin d'une chenille est sa transformation en papillon.
Le vrai destin d'un gland, c'est sa transformation en chêne.
Il s'agit de "mourir" à un certain niveau pour vivre ou renaître à un autre niveau.
...
C'est une vérité fondamentale que la présence à soi-même, la veille, la pleine conscience, est le dénominateur commun de toutes les voies. Les soufis insistent sur le mot "souvenir" (dhikr). Si je me souviens, ici, maintenant, de cette réalité plus haute en moi, divine, j'entre en relation avec elle.
...
Toute la littérature spirituelle parle du passé avec cette formule très vraie : si vous êtes libre du passé, vous êtes libre du futur !
Les inquiétudes pour le futur, les espoirs en tout genre pour le futur, sont la projection de nos expériences passées, de nos peurs anciennes, de nos frustrations anciennes, de nos déceptions, donc de nos espoirs.
Le passé n'est pas une vague entité métaphysique, c'est notre passé précis, à chacun, ce qui nous a marqué, conditionné et qui a créé en nous les distorsions, les attachements, les peurs, tout ce qui fait la complexité d'un psychisme humain...

Arnaud DESJARDINS - Sagesses Bouddhistes 2009






Le symbole maçonnique de l'étoile flamboyante à 5 branches et son G central représente l'homme, et l'étincelle divine qui brille en lui.

Symbolisme de la Franc-Maçonnerie










Il s'agit de devenir conscient que des pensées surgissent en permanence. La clef, c'est d'en devenir conscient.
C'est pour tout le monde pareil jusqu'au moment où la conscience émerge ; vous êtes identifiés à cette voix dans la tête, avec ses schémas répétitifs de pensée. Et c'est ce dans quoi la plupart des gens sont piégés, et cela crée leur personnalité superficielle avec tous ses jugements répétitifs, ses attractions et répulsions, ses préjugés et tout ce qui fait le contenu de leur mental égotique.
Donc les gens sont piégés là-dedans et ils en tirent un sentiment de soi qui en fin de compte est inconsistant, conditionné par le passé et n'étant pas qui ils sont.
...
Le champ d'énergie des émotions anciennes mais toujours très vivantes qui vit dans presque tous les êtres humains est le corps de douleur.

Extrait de "Nouvelle Terre sur le web"
Eckhart Tolle et Oprah Wimfrey


Le mental se sert de vous et vous vous êtes inconsciemment identifié à lui. Par conséquent, vous ne savez même pas que vous êtes son esclave. C'est un peu comme si vous étiez possédé sans le savoir et que vous preniez l'entité qui vous possède pour vous. La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n'êtes pas cette entité, c'est-à-dire le penseur. En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité. Dès l'instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu'il existe un immense royaume d'intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu'un infime aspect de cette intelligence. Vous réalisez aussi que toutes les choses vraiment importantes - la beauté, l'amour, la créativité, la joie, la paix - trouvent leur source au-delà du mental.
Et vous commencez alors à vous éveiller.

Extrait de "Le pouvoir du moment présent"
d'Eckhart Tolle














Jīvātman est un terme sanskrit qui signifie « Âme individuelle » ou « Être incarné ». Dans la philosophie hindoue et particulièrement dans l'Advaita Vedānta et le yoga tantrique, le jīvātman est le principe qui migre d'une existence à une autre. Il ne faut donc pas le confondre avec le corps périssable ni avec l'ātman qui est éternellement libre, non né, impérissable et un avec brahman.
Dans l'Advaita Vedānta, les cinq kośa (enveloppes) sont autant de recouvrements ou de degrés d'asservissement qui empêchent le jīva de connaître la réalité absolue qui est Brahman et de s'établir dans le Soi (Ātman) :
- Annamayakośa est l'enveloppe composée de nourriture et constituée des cinq éléments grossiers (l'Espace, l'Air, le Feu, l'Eau et la Terre) et correspond au corps physique ou grossier.
- Prāņamayakośa est l'enveloppe faite de vitalité, d'énergie vitale (prāņa) qui anime le corps physique et concerne l'aspect physiologique.
- Manomayakośa est l'enveloppe composée de pensées et d'émotions constituant l'aspect psychologique.
- Vijñānamayakośa est l'enveloppe faite d'intelligence et concerne la logique, le raisonnement, la discrimination ou le jugement.
- Ānandamayakośa est l'enveloppe composée de béatitude ou de félicité. C'est le premier recouvrement de l'Ātman et le début de l'ignorance (avidyā). Dans le Vedānta, ānandamayakośa est causé par māyā, l'illusion qui limite l'ātman.
Source : Wikipedia












Le moi est au centre de 3 dimensions infinies :
- la spiritualité et la minéralité
- le passé et l'avenir
- les autres














Le moi humain ne relève pas de la conscience divine comme d'un autre moi particulier et déterminé. Le moi humain n'est pas la conscience absolue, mais la conscience absolue est en lui comme elle est partout. C'est la superstition philosophique ou religieuse qui fait de Dieu un autre moi particulier et clos, analogue et extérieur au nôtre et dont le nôtre serait esclave, comme c'était la superstition astronomique qui faisait d'une partie du monde, la terre analogue et extérieure aux autres parties du monde, le centre dont tout dépendait. Rendre à l'univers son immensité, c'est affranchir tous les astres qui se meuvent en lui ; rendre à Dieu son immensité, c'est affranchir toutes les consciences qui se meuvent en lui. Dieu est une conscience infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part.
...
Le plus souvent, quand notre vie intérieure s'exalte, nous nous oublions nous-mêmes. Sans doute, nous gardons bien encore le sentiment obscur de l'individu que nous sommes ; mais ce qui prédomine en nous, c'est le moi humain affranchi de toutes les particularités de la vie sociale. Sans doute, même dans ces moments de pensée forte ou d'émotion désintéressée, notre personnalité subsiste, marquant de son caractère propre nos émotions et nos pensées. Mais ce n'est pas la personnalité extérieure et superficielle que nous fait le hasard des événements ; c'est une personnalité profonde, indépendante du temps et de l'es pace et qui ne pourrait guère être définie que par son rapport spécial à l'infinie vérité et à l'infinie beauté. Ainsi, nous touchons, dans ces heures d'élévation intérieure, à la conscience absolue et divine.
D'où vient que nous nous demandons parfois : Pourquoi suis-je ce que je suis et non pas autre chose ? pourquoi suis-je tel homme et non pas un autre homme ? pourquoi suis-je un homme et non pas un chien, un arbre, une pierre ? Si l'essentiel en nous était le moi individuel, particulier, cette question n'aurait pas de sens, car elle reviendrait à ceci : pourquoi, étant un homme et tel homme, suis-je un homme et tel homme ? Mais notre moi individuel est enveloppé, porté par une conscience plus vaste et plus profonde ; nous saisissons en nous la conscience et, dès lors, nous pouvons nous demander : pourquoi la conscience a-t-elle pris en nous telle forme particulière d'existence et non point telle autre ? Nous sentons que la conscience, en tant qu'elle est une puissance d'unité, d'harmonie aspirant à l'infini, est partout et la même partout, dans l'homme, dans le chien, dans l'arbre, dans la terre. Dès lors, démêlant en nous cette conscience absolue et une qui nous dépasse, et nous contemplant nous-mêmes du point de vue de la conscience absolue, nous devenons extérieurs à nous-mêmes ; et notre moi individuel ne nous apparaît plus que comme une des innombrables formes contingentes, en qui la conscience absolue peut se déterminer.

Extraits de la thèse "Sur la réalité du monde sensible"
Jean Jaurès









"Ordinairement, nos pensées vagabondent en tous sens. Nous oublions ce que nous sommes en train de faire pour songer aux événements de la veille ou aux projets du lendemain. L'illumination - Samadhi - consiste à être concentré sur l'action présente et à être maître de son âme.
Elle peut être atteinte en 3 étapes :
- la première est le "samadhi sans image" : il faut visualiser son esprit comme un ciel sans nuages. Les nuages, qu'ils soient noirs, gris ou or, sont nos pensées qui troublent le ciel. On les chasse une par une au fur et à mesure qu'elles apparaissent, jusqu'à avoir un ciel clair.
- La deuxième étape est le "samadhi sans direction" : c'est un état dans lequel il n'y a pas de chemin particulier vers lequel on souhaite aller, on a aucune préférence dans aucun domaine. On se visualise comme une sphère posée sur un sol plat qui malgré sa forme et sa fonction ne roule nulle part.
- Enfin la troisième étape est le "samadhi de la vacuité" : c'est une expérience dans laquelle on perçoit tout pareil. Il n'y a ni bien ni mal, pas de choses agréables ou déplaisantes, ni passé, ni futur, pas de choses proches ou lointaines. Tout est égal. Et comme tout est similaire, il n'y a aucune raison d'adopter une attitude différente envers quoi que ce soit."

C'est alors que l'on accède à sa vraie nature, celle qui n'a peur de rien et qui sait tout !...

Définition du Samadhi empruntée à Edmond Wells (alias Bernard Werber) in l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Tome V. (Le souffle des Dieux)











Les 10 Commandements de l'Eveillé :
  - le Passé, tu oublieras
  - le Futur, tu créeras
  - au Présent, tu vivras
  - ton Corps, tu préserveras
  - ton Ame, tu domineras
  - ton Esprit, tu écouteras
  - le Vivant, tu respecteras
  - en l'Autre, tu te verras
  - le Tout, tu partageras
  - Tu seras Cela















Le dzogchen est une voie directe non-dualiste bouddhique.
Dzogchen signifie la grande perfection originelle de toutes choses au sein de notre nature fondamentale. Il se fonde sur la Présence éveillée (rigpa).
Il n'y a ni sujet ni objet, ni extérieur ni intérieur, mais une connaissance non-duelle libre et ouverte qui embrasse toutes choses, comme des reflets variés apparaissant dans un miroir immaculé, simples apparences sans réalité propre. Sans les rejeter, cette connaissance n'offre pas de prise aux tempêtes émotionnelles, aux projections mentales et aux cogitations sans fin. Tout y est fluide, libre et sans limites : pensées, sensations, espoirs et craintes y émergent et s'y libèrent sans laisser de trace.
L'ignorance voile l'éclat de cette sagesse intérieure et nous entraîne dans l'erreur et l'illusion. Sous forme de désirs et d'aversion, les interactions avec le monde enclenchent la production d'actes conditionnant - le karma - qui nous piègent dans le samsâra.
Pour retrouver la Vue, la technique méditative consiste à regarder au-delà de l'esprit pensant et de ses perceptions trompeuses...












Si donc l'intellect est quelque chose de divin par comparaison avec l'homme, la vie selon l'intellect est également divine comparée à la vie humaine. Il ne faut donc pas écouter ceux qui conseillent à l'homme, parce qu'il est homme, de borner sa pensée aux choses humaines, et, mortel, aux choses mortelles, mais l'homme doit, dans la mesure du possible, s'immortaliser, et tout faire pour vivre selon la partie la plus noble qui est en lui.

Aristote, Éthique à Nicomaque, trad.Jules Tricot









Quand on verra la divine splendeur de la vertu en soi-même, quand on demeurera en soi-même entièrement, quand on cessera de rencontrer en soi-même des obstacles à l'unité ; quand rien d'étranger n'latérera plus, par son mélange, la simplicité de ton essence intérieure ; lorsque dans tout ton être tu seras une véritable lumière, immense, non circonscrite, impossible à accroître, infinie et entièrement incommensurable parce que transcendant toute mesure et quantité ; quand tu seras devenu tel, alors, étant devenu la vue elle-même, tu pourras avoir confiance en toi-même, car tu n'auras plus besoin de guide.
Là-dessus tu dois discerner avec le plus grand soin, car c'est seulement au moyen de l'oeil qui s'ouvrira alors de lui-même en toi que tu seras capable de percevoir la Suprème Beauté. Pour obtenir cette vision du beau et du divin en toi, il faut commencer par te rendre toi-même beau et divin.

Plotin (I, vi, 9)










... Je garde aujourd'hui de mon AVC un souvenir teinté d'amertume. Comme mon aire associative pour l'orientation ne jouait pas son rôle habituel, je ne percevais plus les limites de mon corps, qui ne s'arrêtait par conséquent plus à l'endroit où ma peau entrait en contact avec l'air ambiant. Je me prenais pour un génie libéré de sa lampe magique. Mon énergie spirituelle flottait en suspens autour de moi, telle une baleine géante dans un ocean d'euphorie muette. La disparition des frontières de mon corps, plus subtile que le plus subtil des plaisirs à notre portée en tant que créatures de chair et de sang, m'a plongée dans un bonheur sans nom. Il m'a semblé évident, alors même que ma conscience se prélassait dans une quiétude bienfaisante, que l'immensité de mon esprit sans bornes ne parviendrait plus jamais à regagner le cadre étriqué de mon enveloppe charnelle.
...
Á partir du moment où mon centre du langage ne me rabâchait plus : « Je me nomme Jill Bolte Taylor. Je suis une neurobiologiste. J'habite à telle adresse et mon numéro de téléphone est le suivant », rien ne m'obligeait plus à demeurer moi-même. Sans « câblage » émotionnel pour me rappeler mes goûts et mes dégoûts, sans « ego » pour m'indiquer en vertu de quels critères juger mon entourage, je ne pensais plus du tout comme par le passé. Compte tenu de l'étendue de mes lésions neurologiques, je ne redeviendrais plus jamais moi-même, même en rêve ! Si j'en crois mon nouveau moi, le Dr Jill Bolte Taylor venait de passer de vie à trépas ce matin-là. Elle n'existait plus. Mon ignorance complète de son vécu, de ses réussites et de ses échecs me déliait de l'obligation de m'en tenir à ses choix ou aux limites qu'elle s'imposait jusque-là.

Extrait de "Voyage au-delà de mon cerveau"
du Dr Jill Bolte Taylor











"Deviens ce que tu es"
Nietzsche







Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette.
Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
- « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. »
Mais Brahma répondit :
- « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. »
Alors les dieux répliquèrent :
- « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. »
Mais Brahma répondit à nouveau :
- « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »
Alors les dieux mineurs conclurent :
- « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. »
Alors Brahma dit :
- « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »
Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en lui.








Morpheus : La matrice est universelle, elle est omniprésente, elle est avec nous ici en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence quand tu pars au travail, quand tu vas à l'église ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde, qu'on superpose à ton regard pour t'empêcher de voir la vérité !

Neo : Quelle vérité ?

Morpheus : Le fait que tu es un esclave ! Comme tous les autres, tu es né enchaîné ; le monde est une prison où il n'y a ni espoir, ni saveurs, ni odeurs ; une prison pour ton esprit ....
Et il faut que tu saches que malheureusement si tu veux découvrir ce qu'est la matrice, tu devras l'explorer toi-même...


MATRIX, 1999, écrit par les frères Wachowski










L'Eternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. Genèse 2:7

Je disais en moi-même: Les jours parleront, Le grand nombre des années enseignera la sagesse.
Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'esprit, Le souffle du Tout-Puissant, qui donne l'intelligence;
Ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse, Ce n'est pas la vieillesse qui rend capable de juger. Job 32:7-9

L'esprit de Dieu m'a créé, Et le souffle du Tout-Puissant m'anime. Job 33:4









Je suis comme cette particule d'Heisenberg, qui, tant qu'elle n'est pas observée, n'a aucune limite dans le temps et l'espace, immobile puisque omniprésent, omnipotent car infini. Seul le regard de l'Autre l'oblige à se limiter et se définir...










En premier lieu, vivez dans le présent.
Résistez à votre habitude de penser au passé ou au futur.
Si vous cédez, l'unique vécu qui importe sera gaspillé et passera sans vous avoir rien apporté. Le passé n'existe pas, ce n'est qu'un effet de votre mémoire. Le futur est tout aussi inconsistant, il n'est qu'imagination.
Seul le présent est réel, vivant.
La vérité ne peut être connue que dans l'instant.
Ne vous complaisez ni dans les souvenirs ni dans les projections. Admettez une bonne fois pour toutes que le passé et le futur sont des leurres. Rien n'est vrai hormis l'instant que vous êtes en train de connaître. Vivez-le complètement, sans aucune retenue.
Ce soir, en vous couchant, débarrassez-vous du fardeau des choses révolues, laissez-les mourir en vous et endormez-vous légers, innocents.
Lorsque vous vous lèverez demain matin, vous pourrez être renouvelés de fond en comble. L'homme ou la femme qui se sont allongés le soir précédent ne doivent plus se réveiller, qu'ils reposent à tout jamais.
Soyez désormais éternellement jeunes, nouveaux, vierges.
Pour ne pas reprendre vos ruminations au sujet de ce qui n'existe plus ou de ce qui n'est encore que virtuel, il faut être extrêmement attentif vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Il suffit d'être vigilant.
Si vous observez votre mental, il restera tranquille. Le regard clair et neutre, la conscience aiguë et inébranlable briseront vos routines cérébrales.
[...]
La Vie est une vaste scène. Les événements extérieurs vous fascinent et vous oubliez que vous êtes l'instance qui voit, la conscience. Pour connaître la vérité, pour découvrir votre essence, une seule chose est nécessaire : vous éveiller et savoir que vous êtes dans une salle de spectacle, c'est tout.
Votre comportement traduit très bien votre turbulence. Ne sentez-vous donc pas que votre mental n'est jamais équilibré, au repos ? Debout, assis ou couchés, inactifs, affairés ou endormis, vous émanez de la tension, de l'agitation. Calmez-vous, s'il vous plaît. Pour se manifester, la joie inaltérable et la musique intérieure qui appartiennent à votre essence divine ont besoin d'une toile de fond de silence. Le tumulte est en vous. Le bruit extérieur est anodin. Pour le cœur content, le vacarme du monde est inexistant. Le seul vrai problème est votre propre nervosité, votre tohu-bohu mental. Nulle part dans la nature ne se rencontre de trépidation égale à celle de votre esprit. Pourquoi êtes-vous privés de la grâce, de la fluidité, de l'innocence des plantes, des animaux, des rivières ? Parce qu'en vous arrogeant une identité particulière, le carnavalesque «moi-je», vous vous êtes considérés comme séparés, différents de tout le reste. Votre inquiétude, votre agressivité, vos angoisses, vos tensions et votre désespoir ont tous l'ego pour dénominateur commun. Par conséquent, avant d'entreprendre quoi que ce soit de grand ou de petit, expulsez l'usurpateur, le roi «moi-je». Une paix divine se répandra en vous.
En écoutant le vent, soyez vent. Sous l'averse, soyez pluie. Soyez ciel avec le ciel, obscurité avec la nuit, lumière avec les rayons du soleil. Ne vous isolez pas. Vous êtes une goutte d'eau, laissez-vous choir dans l'océan de l'existence et goûtez la beauté, l'harmonie, la réalité de cela. Veillez à être lucide en toute chose. Prenez conscience du moindre de vos gestes, de la plus fugitive de vos pensées, de la plus ténue de vos émotions. Cessez de somnambuler. La vigilance fera de votre esprit un pur miroir.
La méditation finit par irradier dans la vie de celui ou de celle qui se met à exister pleinement, dont le comportement devient conscient de part en part. L'état méditatif ne vous quittera bientôt plus, ni le jour ni la nuit. Il purifiera vos actes, car l'être vraiment conscient, totalement éveillé, est incapable de faire du tort à autrui. Le mal ne peut être perpétré que dans l'ignorance, dans l'aveuglement. Il puise sa force dans vos illusions.
[...]
Je suis en paix, sans réaction, sans pensée. Voilà ce qu'est darshan, la vision immédiate et pure.
Cette "attention juste" est méditation.
Regardez les objets tant extérieurs qu'intérieurs sans aucun but. Observez, soyez des témoins neutres et détachés. Progressivement, la paix, le vide, l'absence d'idéation s'installeront. Votre conscience s'éveillera. Faites cela n'importe où, n'importe quand. Sous le regard du témoin, l'ego se rabougrit. En s'étiolant, le "moi" fait place au Moi.
La sadhana du témoin vous procurera facilement des instantanés de la conscience qui observe. Un jour, l'observateur surgira dans son immense majesté et sa gloire balayera toutes vos misères. Cette sadhana doit devenir continuelle. Ne vous découragez pas, le temps viendra où la contemplation se stabilisera. Vous serez dans cet état jour et nuit. Lorsque vous resterez conscients en dormant, vous saurez que vous aurez cheminé loin en vous-mêmes. Aujourd'hui, vous êtes inconscients même éveillés. Demain, vous serez conscients en toute circonstance, rien ne vous fera plus vaciller, votre intellect sera comme une mer étale, comme une flamme qu'aucun souffle ne fait plus trembler. Dans cet état, vous connaîtrez le divin, votre nature originelle, la vérité. Les portes du palais céleste vous seront grandes ouvertes : en vous !

MEDITATION-LA VOIE DE LA PERFECTION - OSHO RAJNEESH









Laisse s'éveiller en toi le dieu endormi.
Paolo COELHO





N'hésitez pas à me faire part de vos remarques...

janus@free.fr
Page Personnelle de Bernard SERRES
Créée le 20 août 2014
Vous êtes le er et unique visiteur, ici et maintenant,
en cet instant fugitif qu'est le présent sans durée, coincé
entre ces deux éternités que sont le passé et l'avenir !